Prologue
"A l'ombre d'une Vie"
première partie : "Comme deux Singes en Hiver"
Disclaimer : l'histoire de Harry Potter ne m'appartient pas, j'écris cette Fan-Fiction uniquement pour le
plaisir (et pour vider mon crâne de toutes les idées qui y courent... ça fait même mal parfois... une vraie marche barbare là haut!!), seuls les personnages de Calista Mohen, Aimery Mortemer,
Sigfrid Jäger, Chiraz et quelques autres sont à moi...
Je n'en tire aucun revenu et aucun avantage quelqu'il soit, si ce n'est la joie de faire plaisir aux lecteurs qui aimeront cette aventure.
Je ne suis pas plus propriétaire des droits sur les paroles de chansons mises en tête de chacun de mes chapitres, il s'agit juste d'un fil conducteur dans
mes idées lors de l'écriture... Au choix du lecteur d'écouter ou pas cette chanson.
“
There's a time to live, there's a time to die. But no one can't escape the Destiny.” “
Destiny” –
Stratovarius (groupe finlandais de speed metal).
Aujourd’hui, je me décide enfin à prendre la plume et raconter. Raconter la vie, la joie et les peines, et même la mort de la personne dont j’ai partagé le quotidien durant plus de dix-huit
ans, la seule lumière de ma vie.
Je ne voudrai pas vous influencer, par mes paroles, dans votre jugement sur ce que fut cette personne. Mais pour moi, elle a été comme un phare dans les nuits de tempête, une petite flamme qui a su
briller près de moi aux moments les plus sombres de ma propre existence. Sans elle, je ne serai devenu qu’un idiot de plus dans ma famille d’imbéciles congénitaux au sang pur.
Mais voilà, le destin, celui qui choisit si souvent pour nous sans nous demander notre avis, avait décidé que je ne suivrais pas la voix des miens, que je ne deviendrai pas un mangemort. Et par un
matin frais, il m’a fait croiser sa route. Depuis ce moment, sans vous paraître ridicule, nous ne nous sommes jamais éloignés l’un de l’autre plus de cents jours.
Pourtant, dès le début, notre entente ne semblait pas construite sur des bases solides. Mais elle a su résister aux tempêtes de sable les plus terribles, aux grains les plus forts, mettre de côté
le passé de l’un et de l’autre pour reconstruire ensemble un avenir plus radieux. On peut dire qu’ un lien invisible, peut-être ce fil rouge qui, selon les chinois, lie les personnes destinées
l’une à l’autre, nous a toujours tenu proche, reliés même. Quoi qu’il arriva, nous sommes toujours restés fidèles l’un à l’autre, comme des frères. Nous nous disions liés à la vie et à la mort.
Malheureusement, son heure est venue avant la mienne. Moi qui ai consacré ma vie à son existence, moi qui ai été pendant plus de dix-huit ans l’ombre d’un des plus grands mages de notre temps, je
me retrouve aujourd’hui à vivre, le cœur écartelé, sans sa présence pour me guider.
Je sais que je ne lui survivrai pas des années. Tout juste si je me sentirai capable de vivre un an sans pouvoir encore entendre sa voix, le bruit de ses pas feutrés, le bruissement de ses ailes,
le crissement de sa plume sur le parchemin.
Trois jours que la mort l’a emporté, et déjà, le silence dans cette sombre bâtisse anglaise me pèse. Son odeur me manque, elle est encore présente entre ces murs, mais ténue, elle s’évapore d’heure
en heure. Vous qui ne l’avez connu que de l’extérieur allez me prendre pour un fou. Oui, je crois que je deviens fou. Après tout, c’est là la tare la plus connue des sangs purs... Je me sent
soudainement ridicule.
D’autres sont morts avant, d’autres mouront après, mais aucun n’aura eu de destin si exceptionnel que le sien. Sauf peut-être ce gosse, Potter. Sa quête n’est pas encore finie, même si elle
approche de sa fin, mais la mienne a touché le fond avec la mort de mon étoile.
Notre quête, qui aussi sera contée en ces lignes qui vont suivre, nous a porté des rives du Nil au bord du lac de Tibériade. Nous avons bravé pour elle près de deux décennies d’aventures, de
recherches surtout. Combien de mètres de parchemins avons nous lu ? Je ne saurai le dire. Pourtant ce que nous avons trouvé et ramené ici, en Angleterre, vous semblera bien dérisoire, je le
sais.
Il me faut aussi reconnaître que nous n’avons jamais été des anges, des sages, des sorciers exemplaires. Ne prenez pas ce qui va suivre comme exemple pour vos propres expéditions, ne copiez jamais
nos actions peu recommandables. Nous avons été si souvent à la limite, sur la bordure grise qui sépare la magie blanche et la magie noire… Mais je veux que mes écrits montrent, démontrent même aux
générations futures que le mal, aussi démoniaque soit-il, a besoin d’une arme destructrice à sa mesure. On ne peut éteindre un incendie avec un verre d’eau. Pour combattre un ennemi, il faut
d’abord connaître sa puissance, et ensuite s’armer à armes égales.
En relisant mes lignes, je m’effraie de m’épancher autant, de me laisser aller, moi qui n’ai jamais montré cette facette de ma personnalité, gommée trop par tant d’années d’éducation anglaise
dispensée par ma mère. Mais tant pis, ne pas montrer mes vrais sentiments face à sa disparition serait encore plus infamant pour un sorcier comme moi que de baiser les pieds de vous-savez-qui. Je
laisse mon masque de froideur au vestiaire ce soir, et m’apprête à vous parler à cœur ouvert.
Je me présente donc. Mesdames, messieurs, mesdemoiselles, en ce soir d’avril dix neuf cent quatre vingt dix-huit, Monsieur de Mortemer, héritier en titre de la longue famille des Mortemer de Terre
Sainte, fils d’une malheureuse alliance avec une famille anglo-saxonne de sangs purs dégénérés, se décide à coucher sur le papier le destin de la plus grande créature magique que la terre ait
portée depuis plus de huit cents ans. Ecoutez l’histoire du monstre, de cette chose que tant d’entre vous ont rejeté, repoussé, relégué au rang d’inférieur, de plus bas qu’un elfe de maison, qu’un
centaure, qu’un loup garou ou qu’un vampire … j’ai nommé Chiraz le démon !
Aimery Mortemer,
Salisbury, Angleterre.
Par Kaly Nigellus
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Publié dans : A l'ombre d'une vie
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